ECHOS DES JOURNEES SCIENTIFIQUES

Du 07 au 09 novembre 2017, se sont déroulées à l’UCM des journées scientifiques organisées par les Doctorants de la même Université. Le thème choisi fut: “Vulnérabilité, développement et résilience”. Étaient présents à l’ouverture de ces journées et ont tenu chacun un discours le Père Professeur Marc Ravelonantoandro: Recteur de l’UCM, Madame Mireille Andriamampianina: Coordinatrice régionale des Projets de l’Agence Universitaire de la Francophonie, Monsieur le Professeur Solofo Ravelomanantsoa: Directeur Général chargé des Orientations Stratégiques et des Affaires du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et Son Excellence Monseigneur Odon Marie Arsène Razanakolona, Grand Chancelier de l’UCM.

Réservant le discours du Grand Chancelier pour une ultérieure publication intégrale, nous reportons dans cette brève présentation, quelques extraits des allocutions de ces orateurs et aussi le pourquoi des journées scientifiques selon le Professeur Jeannot Ramiaramanana, Directeur de l’École Doctorale. Rappelons que c’est la toute première fois que l’école doctorale de l’UCM a organisé des journées scientifiques ouvertes à un public.

Père Marc Ravelonantoandro, Recteur de l’UCM: “Appellations des étudiants et chercheurs (dans ce patrimoine architectural datant de 100 ans) se sont succédées mais la mission est restée la même. Il s’agit (d’abord) de former des jeunes compétents et riches en valeurs éthiques et essentielles qui incarnent l’esprit de l’excellence et la conscience critique de la société, soit des professionnels de demain dont Madagascar a besoin; ensuite participer activement au développement de la culture scientifique à Madagascar en encourageant les recherches dans un esprit interdisciplinaire (…); et enfin être au service du développement de l’Église et de la société, c’est-à-dire, au service du développement intégral de tout l’homme et de tous les hommes.

Ainsi, les journées scientifiques s’inscrivent-elles tout droit dans une de nos missions premières qui est d’encourager nos chercheurs juniors dans la recherche de solutions pour le développement des hommes dans la société et de notre pays.”

Madame Mireille Andriamampianina: l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) est une “Association mondiale d’établissements d’enseignement supérieur et des centres de recherche francophones… Elle ambitionne construire un nouvel espace universitaire francophone, un nouvel espace qui sera structuré avec trois grands défis: notamment celle de la qualité – celle de employabilité et de l’insertion des jeunes diplômés – et celle de confier aux universitaires une mission spéciale en tant qu’opérateur du développement économique et global. Dans le cadre de son dispositif de soutien aux formations, l’AUF a accompagné l’UCM depuis 2014, via le projet AFOMAD – Appui aux Formations en Master et Doctorat en Sciences sociales appliquées au développement qui est d’ailleurs un des projets que nous soutenons dans le domaine des sciences sociales et sciences humaines. Même si notre appui date de l’ancienne programmation, l’AUF continue à soutenir le développement de ses membres et l’AUF reste très sensible à la qualité de la formation qui est dispensée, à la qualité de la recherche, et surtout au devoir que vous avez, les universités, à développer de la recherche appliquée, la recherche fondamentale, vous avez surtout le devoir de les valoriser et de favoriser le transfert vers la société ou vers l’économie. Notre appui est d’autant plus conforté par le choix de la thématique qui est quand même une problématique qui reste toujours d’actualité, pour lequel la francophonie universitaire ne pourra rester indifférente…”.

Monsieur Solofo Ravelomanantsoa: “La grande famille de l’UCM contribue fortement aux défis de notre département ministériel, de faire en sorte que le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche soit un réel moteur du développement durable de Madagascar par l’excellence et l’innovation. Ces deux termes trouvent leurs significations à travers les activités réalisées par l’UCM depuis sa création. Dans ce contexte, la cérémonie d’aujourd’hui revêt une importance hautement significative dans cette démarche que j’estime être primordiale pour le devenir des étudiants, des doctorants qui trouvent aujourd’hui une opportunité pour parfaire leurs connaissances. Pour notre département ministériel, l’existence d’une école doctorale EDHS-JP traduit dans les faits l’accomplissement de l’une de ses missions, à savoir, celle de mettre à la disposition de la nation des ressources humaines qualifiées, je dirais hautement qualifiées, en ce qui concerne les produits de l’UCM. Nous savons tous qu’il n’y a pas de développement sans ressources humaines, et au-delà de la mise en norme internationale de l’enseignement supérieur à Madagascar, par l’adoption du système LMD, notre département ministériel encourage la promotion de collaboration étroite entre les établissements d’enseignement supérieur et les personnes ressources ayant une expertise certaine sur les thématiques de recherche au sein de leurs écoles doctorales. Je pense que l’UCM est en phase par rapport à mon propos, aussi aimerais-je encourager l’équipe dirigeante de l’UCM à persévérer dans le processus d’amélioration de son système de formation…”.

Professeur Jeannot Ramiaramanana: le pourquoi des journées scientifiques

Après que le Grand Chancelier a déclaré ouvertes les journées scientifiques, la parole fut donnée au directeur de l’École Doctorale qui, à son tour, en a expliqué les raisons. D’après ses dits, cette école est née il y a deux ans, il est temps de se poser des questions sur ce qu’on a fait jusque-là. Entre-temps, il n’a pas oublié de remercier ceux qui ont accompagné et soutenu l’école, dont l’AUF. Comme l’école est actuellement composée de deux promotions de doctorants, ces journées scientifiques ont un double objectif.

Le premier objectif, c’est pour ceux qui sont en deuxième année, qui vont bientôt soutenir leurs thèses. C’est une occasion pour eux de s’exercer à communiquer et partager leurs recherches. Ils sont appelés à se remettre en cause devant une assistance de personnes plus expérimentées qu’eux. Ils exposent ainsi l’état de leurs recherches pour que l’assistance puisse les corriger – à chaque doctorant est imparti un temps de présentation de son travail et aux auditeurs, il est permis de poser des questions ou d’émettre des critiques aussi bien méthodologiques qu’au niveau du contenu. Aussi, les doctorants sont-ils à “l’écoute des remarques pour améliorer ce qu’ils ont à améliorer sur les dernières années avant de soutenir leurs thèses”.

Le second objectif concerne les doctorants en première année. Il leur est donné la possibilité de présenter leurs projets de thèse : des posters sont en exposition permanente pendant les journées scientifiques.

Bref, les journées scientifiques consistent à la fois en une activité pédagogique et en une opportunité de partage avec des personnes expérimentées.

Place à des conférenciers experts

Bien que la plupart du temps fussent consacrés aux doctorants de l’UCM, on a accordé à quelques experts l’occasion d’exposer leur savoir et de partager leurs expériences. Ainsi, ont activement participé à ces journées: le Pr Marcellin Andriantseheno, qui a fait une conférence sur la pathologie addictive-vulnérabilités, Mr Nyaki Zangbula Kaningbi, Chargé principal des opérations BAD, sur L’éthique et le développement socio-économique durable (premier jour); le Père Thomas, Recteur de l’Institut Catholique de Toulouse ICT-France, sur Pardonner l’impardonnable (deuxième jour); le Pr André Cabanis sur le droit foncier (dernier jour).

Table ronde sur l’éthique et ses dimensions: Regards croisés

Y ont participé:

• Mr. Nasolo Vaniavo Andriamihaja (VANF), Journaliste et représentant de FIVPAMA/HOMEOPHARMA – monde des entreprises;

• Mr. Constant Gasitsara, Ecrivain trilingue – malgache, français, anglais;

• Mr. Jean Gabriel Randrianalison, Secrétaire Général du MEP et enseignant à l’UCM;

• P. Erick Raharivelo, prêtre assomptionniste et président de Département de Théologie à l’UCM;

• Mr. Jean Claude Razaranaina, Avocat et professeur permanent à l’Université de Fianarantsoa;

• Mme Ramanandraibe, Président honoraire de la Cour de cassation.

Après une synthèse faite par le Directeur de l’École Doctorale et le discours de clôture du Père Recteur, ces journées scientifiques touchaient à leurs fins. Les discours et conférences non reportés dans cet article seront prochainement publiés  sur ce site.